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10 étapes de l’entretien: Marc Broodhaers, business manager d’Asaniverko BV, spécialiste des installations de chauffage central et de l’entretien des chaudières, répond à notre interview.
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Quelles sont les différentes étapes d’un bon entretien de chaudière?
« Le gouvernement flamand a établi le processus d’entretien d’une chaudière de chauffage central en 2006. Cela signifie qu’en tant qu’entreprise d’entretien, nous devons respecter toutes les étapes définies par le gouvernement. Chaque chauffagiste qui effectue un entretien doit posséder un numéro de registre et une attestation de ‘technicien des combustibles gazeux’.«

Étape 1: Prenez rendez-vous avec une entreprise de maintenance ou un technicien d’entretien
« Avant de prendre rendez-vous, notez bien la marque et le type de votre chaudière; vous trouverez généralement le numéro de type directement sur l’appareil. Par ailleurs, gardez en tête que nous ne pouvons pas effectuer l’entretien si la chaudière présente des défauts. Certains clients, parfois, espèrent que nous réparerons la chaudière pendant l’entretien ou remplacerons sur-le-champ les pièces défectueuses. Pourtant, cela n’est pas faisable, car nos techniciens d’entretien ne disposent pas de la plupart des pièces de rechange. En effet, seuls nos techniciens de réparation sont équipés pour ce type d’intervention. »
Soyez prévoyant et évitez les pannes!
Étape 2: Vérification des alentours immédiats de la chaudière
« Nous commençons par vérifier si l’installation de la chaudière respecte les exigences légales. Par exemple, nous examinons si le tube d’évacuation des fumées est assez long et rigide. Si ce n’est pas le cas, nous considérons l’installation comme non conforme. En effet, nous exigeons que l’évacuation débouche à un emplacement réglementaire, et non sous un auvent ou une véranda. De plus, nous rencontrons fréquemment des problèmes liés à des conduits de fumée défectueux ou dangereux. C’est pourquoi nous nous assurons que chaque aspect de l’installation respecte scrupuleusement les normes en vigueur. Conformément aux dispositions légales, des conduits de fumée en acier inoxydable ou en aluminium sont utilisés. En revanche, l’utilisation de matière plastique est interdite si la chaudière n’est pas à condensation. De plus, un conduit de fumée en plastique ne peut être utilisé pour une chaudière à condensation si ce conduit traverse visiblement la pièce. Toutefois, une exception existe: cela reste possible si la pièce présente une résistance au feu.
Étape 3: Gestion des non-conformités de types 1 et 2
Lorsque le système de chauffage central présente un problème sans risque immédiat, nous identifions la non-conformité de type 2 avec une étiquette jaune. Dans ce cas, vous avez trois mois pour rectifier l’anomalie. Ensuite, vous devez faire vérifier à nouveau la chaudière, et vous pouvez effectuer ce contrôle en même temps que la réparation, si nécessaire. En parallèle, il existe également le type de non-conformité 1. Bien que moins urgent, ce type nécessite que le technicien en tienne compte lors de la prochaine intervention.
Étape 4: Gestion des situations dangereuses et responsabilités
Cependant, dans certains cas, la situation peut devenir tellement dangereuse que nous ne pouvons, ni ne devons, effectuer d’entretien. C’est le cas d’un Type DGI ou Danger Grave Immédiat, marqué par une étiquette rouge. Dans cette situation, nous mettons immédiatement la chaudière hors service.
Cela se produit fréquemment lors de fuites de gaz, de sorties de gaz de combustion dangereuses ou d’un manque d’aération. Bien que cette mesure soit radicale et ne soit pas toujours bien accueillie par le client, elle est cruciale pour éviter des risques graves pour sa vie. Nous assumons pleinement cette responsabilité, conformément à la loi.
Enfin, il est important de se rappeler que la responsabilité ultime incombe au technicien de maintenance. En effet, si un problème survient après son intervention, le technicien en sera tenu responsable et risquera de perdre immédiatement son numéro d’agrément. »
Type IDG: étiquette ROUGE – chaudière hors service
Non-conforme Type 2: étiquette JAUNE– réparation de la chaudière dans les 3 mois + vérification
Non-conforme Type 1: moins urgent
Étape 5: Mesure initiale des émissions, de la température des gaz de fumées et du rendement de combustion
« Notre technicien demande au client d’allumer le chauffage. Ensuite, il effectue une première mesure de la combustion (=analyse des gaz de fumées). Pendant cette phase, il insère une sonde dans la cheminée pour mesurer, entre autres, le tirage de la cheminée, exprimé en pascal. Cette mesure permet de vérifier le bon fonctionnement de la cheminée et de s’assurer qu’elle n’est pas obstruée. Plus précisément, nous mesurons la concentration de dioxyde de carbone (CO2), de monoxyde de carbone (CO), la température des gaz de combustion, la température de l’air de combustion, la température nette et l’efficacité de la combustion. Nous enregistrons ces paramètres pour ensuite les comparer avec ceux de l’analyse finale, réalisée après la maintenance de l’appareil de chauffage central. Ces deux mesures figurent sur le certificat légal remis à la fin de l’entretien. »
Étape 6: Contrôle de la cheminée
« Pour les appareils à gaz modernes, le ramonage de la cheminée est rarement possible (en raison de la présence d’un flexible en plastique). Cependant, les utilisateurs de mazout comme combustible doivent obligatoirement faire ramoner leur cheminée. Le ramonage se fait par une trappe de suie ou de nettoyage située en bas de la cheminée. Par mesure de sécurité, nos techniciens ne montent pas sur le toit et ne disposent pas de l’équipement nécessaire pour cela. Cette tâche revient à un ramoneur professionnel. »
Étape 7: Contrôle de la formation de condensation
« Pour les appareils anciens et ouverts, dont la flamme est visible à l’œil nu, assurez-vous qu’aucune condensation ne se forme près de la flamme. Si de la condensation apparaît, appelez un chauffagiste sans tarder. Une évacuation insuffisante des gaz de combustion d’un appareil ouvert ou fermé de type B (chaudières sans condensation) peut créer une humidité excessive. Cela est causé par la condensation qui se forme dans la cheminée et/ou sur les murs. Pour une chaudière à condensation, il est essentiel de disposer d’un système d’évacuation des condensats qui fonctionne bien.
En pratique, une chaudière à condensation moderne produit jusqu’à 10 litres de condensation par jour. Ce volume peut poser des problèmes si le siphon de condensation ne fonctionne pas correctement. Le siphon retient à la fois de l’eau et des résidus de combustion comme le soufre. Ces résidus s’accumulent avec le temps. Lorsque le siphon se sature et se bouche, les condensats remontent dans la chambre de combustion. Cela perturbe l’allumage et la combustion. Cette situation peut provoquer une panne de la carte électronique ou imprégner d’eau l’isolation de la chaudière. Ces problèmes entraînent des coûts de réparation élevés. Un entretien régulier vous permet d’éviter facilement ces complications. »
Étape 8: Vérification des joints ou de l’étanchéité
» On peut comparer cette étape à la maintenance d’un moteur de voiture. Le joint de culasse y est également remplacé régulièrement. Il s’agit d’un joint qui subit des pressions assez élevées, comme dans une chaudière. Dans une chaudière, ce joint est invisible de l’extérieur. Si le joint est dégradé ou durci, il se casse lors de l’ouverture de l’appareil. Nous devons alors le remplacer systématiquement.
» Quelques fabricants des chaudières de chauffage sont vraiment conformistes : il faut remplacer le joint de silicone à chaque entretien, selon les directives du fabricant. Pour les autres chaudières, nous ne changeons le joint que s’il est usé. Pour cette raison, la marque et le type de la chaudière sont nécessaires lors de la prise de rendez-vous. Cela nous permet de commander le joint adapté à la chaudière et de le fournir au technicien d’entretien. Le prix de ce joint n’est pas compris dans le tarif d’entretien. Le coût des joints dépend de la marque. Le plus commun est le joint Vaillant. Le prix des joints varie entre 5 et 90 euros, en fonction de la marque.
Étape 9: Contrôle et nettoyage de la chambre de combustion
« Le technicien éteint la chaudière et l’électricité, puis ferme l’alimentation en gaz. Ensuite, il retire le capot de protection de la chaudière pour nettoyer la chambre de combustion à l’aide d’un aspirateur spécifique. Le technicien vérifie également le bon fonctionnement du lit de combustion et de l’échangeur de chaleur à l’intérieur de la chaudière. »
» La mesure de la pression du vase d’expansion est un élément qui ne fait pas partie de l’entretien standard. Idem pour le contrôle du ventilateur, de l’évent ou des filtres de l’installation. Toutefois, il arrive fréquemment que des clients négligent de rajouter de l’eau de temps à autre, en suivant les instructions du fabricant. Résultat : la pression de l’eau est trop basse et le chauffage ne peut plus fonctionner de manière optimale. Dans le cadre de l’entretien, le technicien procède alors à une remise à niveau de l’eau et à une élévation de la pression. Il peut arriver après la maintenance que le vase d’expansion ou le vase sous pression tombe alors en panne du fait de l’augmentation de la pression de l’eau. On ne peut en aucun cas y remédier. Si un problème survient au niveau du vase d’expansion, ce qui n’est pas inhabituel, nous le signalons sur le certificat légal comme un dysfonctionnement à corriger.
Étape 10: Vérification de la tige d’allumage et de l’électrode d’ionisation
« Ce sont deux éléments cruciaux pour le bon fonctionnement d’une chaudière. Les modèles modernes n’ont plus de flamme pilote, mais utilisent un système d’allumage électrique. La bougie d’allumage assure l’allumage lorsque le thermostat déclenche la demande de chaleur. L’électrode d’ionisation est une sécurité qui coupe l’arrivée de gaz si la flamme s’éteint. Après plusieurs années d’utilisation, il est possible que la bougie d’allumage et l’électrode d’ionisation s’usent. Elles peuvent se détériorer ou être recouvertes de dépôts. Le risque est que la bougie se casse subitement, notamment en cas d’utilisation intensive au début de l’hiver. Si nous constatons que la sécurité d’ionisation ou l’allumage sont usés, nous en informons le client. Nous discutons ensuite de la possibilité de remplacer la bougie d’allumage et l’électrode d’ionisation. Les prix approximatifs sont d’environ 33 € à 45 € pour les modèles Bosch, et d’environ 27 € pour Vaillant. »
Étape 11: La dernière mesure après l’entretien
« Après l’entretien, nous procédons à une mesure finale de la même manière que la mesure initiale. Les valeurs de la mesure initiale et de la mesure finale sont enregistrées sur le certificat. Cela nous permet de vérifier si la chaudière peut être utilisée en toute sécurité après l’entretien. »
Étape 12: Établissement et remise du certificat légal
» Une fois la maintenance terminée, nous rédigeons un certificat légal, reprenant les coordonnées du client, les caractéristiques de la chaudière et le numéro d’agrément de la personne chargée de l’entretien. Cette attestation légale se constitue de deux parties. La première est une attestation de combustion qui reprend les résultats exacts de la mesure de départ et de la mesure de fin de combustion. La deuxième partie est un certificat de propreté décrivant en détail les opérations de nettoyage et d’entretien de l’appareil : vérification de la ventilation de la chaufferie, contrôle de l’étanchéité du côté des fumées, dépoussiérage, nettoyage des lits de brûleurs et de l’échangeur de chaleur, entretien de la chaudière, etc.
Pour finir, il mentionne aussi les défaillances éventuelles et les dispositions à prendre pour les résoudre.
Le certificat mentionne également la date limite du prochain entretien. Pour les chaudières à gaz en parfait état de marche, le prochain entretien sera effectué après deux ans. Pour donner suite à l’entretien, cette attestation est immédiatement envoyée par e-mail au client ».
Quels sont les pratiques recommandées pour maintenir une chaudière en bon état?
» Il est suffisant de purger les radiateurs et de faire le plein d’eau dans la chaudière de temps en temps, une ou deux fois par an. Il est relativement simple de purger les radiateurs : éteignez la chaudière et commencez par purger les radiateurs du dernier étage de la maison, en descendant vers le bas. Une fois la purge effectuée, la quantité d’eau diminue et vous pouvez en principe faire l’appoint d’eau. Une autre idée est de dépoussiérer la chaudière. Pour les personnes possédant une (vieille) chaudière à sol ouvert, il est conseillé de ne pas laisser les poils de chien à proximité de l’installation, sinon ils risquent d’être absorbés par la chaudière de chauffage. »
Éviter les problèmes imprévus
Fixez un rendez-vous pour la maintenance de votre chaudière de chauffage central dès maintenant et profitez pleinement de votre sérénité !
Maintenance de votre chaudière
Conclusion:
Il est tentant de vouloir brûler les étapes pour terminer le chantier plus vite … Erreur ! Il faut poncer soigneusement le support avant de le peindre. Si vous négligez ce point, la peinture ne va pas tenir dans le temps et vous allez devoir recommencer tout le travail.
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